La Communion des Apôtres

À la loupe

La Communion des Apôtres
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« La Communion des Apôtres » peint à Rome en 1861 représente l’instant où le Christ offre le pain béni
à saint Pierre et à saint Jean (Evangile selon Saint Matthieu, chap. XXVI).
Les couleurs évoquent celles de Raphaël.
Les oeuvres de grand format sont rares chez Delaunay.

L’oeuvre est harmonieusement construite selon une pyramide où les regards des douze participants,
les Apôtres, convergent vers la figure du Christ.

Le décor se veut austère, dans un temple, une église de l’âge ancien placée dans une grotte,
où la lumière provient de trois trouées du fond.

Une guirlande unifie l’architecture, renforçant la solennité du lieu.

Les tonalités douces du bleu et du rouge renvoient à un moment serein, en paix avec le paysage de Rome
que l’on distingue à l’arrière-plan.

Delaunay réussit le tour de force de représenter une grande assemblée dans un site étroit et sombre.

La peinture doit beaucoup aux oeuvres de Raphaël, notamment par la monumentalité des figures,
la douceur des traits et l’harmonie du moment.

Les figures des personnages, avec leurs profils bien découpés, « à la grecque », rappellent les oeuvres de son maître Hippolyte Flandrin, fameux pour ses décors d’églises parisiennes.

Commandée par l’abbé Lepré, secrétaire de l’évêque de Nantes, Monseigneur Jacquemet, la peinture fut jugée trop sombre pour être placée dans la cathédrale Saint-Pierre et l’artiste dut en composer une seconde version, visible aujourd’hui encore dans une chapelle absidiale de la cathédrale de Nantes. Cette seconde peinture est plus claire, et se veut moins extatique :
Saint Pierre est vu les mains jointes, et non pas les bras projetés en arrière comme dans la première version.